"La 3e voie…"

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APPEx : Association Pour la Pédagogie Explicite

École : mythes et réalité

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Par Andreas Schleicher ,
Directeur, Direction de l'éducation et des compétences de l'OCDE

Depuis leur lancement en 2000, les enquêtes PISA sur les compétences scolaires des élèves de 15 ans ont mis en lumière de nombreuses réalités – et certains mythes.

La pauvreté est une fatalité
Partout dans le monde, les enseignants cherchent à compenser les désavantages sociaux à l’intérieur de leurs classes. Les sceptiques pensent que la pauvreté est une fatalité. Pourtant, les résultats du PISA montrent qu’à Shanghai, parmi les élèves de 15 ans, les 10 % les plus défavorisés ont de meilleurs résultats en mathématiques que les 10 % les plus privilégiés aux États-Unis et dans plusieurs pays européens. En fait, les enfants issus de milieux similaires peuvent obtenir des résultats très différents selon leur établissement et leur pays. Le fait est que les systèmes éducatifs où les élèves de milieu modeste réussissent sont capables d’atténuer les inégalités sociales. Ils attirent généralement les meilleurs enseignants dans les classes les plus difficiles et les chefs d’établissement les plus dynamiques dans les écoles les plus défavorisées, ce qui tire tous les élèves vers le haut.

 

Mise à jour le Vendredi, 26 Juin 2015 21:47 Lire la suite...
 

Pour une vraie égalité des chances

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Le 11 juin 2015

Déclaration de l’Académie française

Pour une vraie égalité des chances

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
adoptée à l’unanimité de ses membres
dans sa séance du jeudi 11 juin 2015

 

 

L’Académie française, qui a fait part au Président de la République de ses réserves sur les projets de réforme du collège et des programmes d’enseignement présentés par le gouvernement, considère que l’ensemble de ces projets n’est pas satisfaisant.

 

1. La réforme d’ensemble concerne à la fois la réforme des programmes d’enseignement de la fin du primaire et du collège, qui sont encore en consultation, et la réforme du collège qui a fait l’objet d’un décret et d’un arrêté sans que les programmes enseignés soient définis. Il y a là un défaut de structure qui interdit la compréhension et dissimule la logique même des réformes proposées.

 

2. L’Académie déplore que l’ensemble de la réforme repose sur deux principes implicites : l’affaiblissement des disciplines fondamentales et le bouleversement du calendrier d’acquisition « des connaissances et des compétences », c’est-à-dire leur remplacement au profit de thématiques interdisciplinaires.

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L'enseignement explicite

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L’enseignement explicite : une stratégie d’enseignement efficace en lecture, en écriture et en mathématiques, pour les élèves ayant un trouble d’apprentissage

par Jean Roger Alphonse, étudiant au doctorat à la faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa et Raymond Leblanc, professeur titulaire en éducation spéciale et vice-doyen de la recherche au développement professionel, Faculté d’éducation, l’Université d’Ottawa

Une description de la stratégie :

L’enseignement explicite est issu des recherches effectuées sur les pratiques de l’enseignement efficace. Ce courant de recherche s’est donné pour objectif d’identifier les interventions pédagogiques les plus efficaces pour favoriser l’apprentissage des élèves ayant un trouble d’apprentissage dans les matières de base telles que la lecture, l’écriture et les mathématiques. L’enseignement explicite est la formalisation d’une stratégie d’enseignement structurée en étapes séquencées et fortement intégrées.  Selon cette approche, l’enseignant, de manière intentionnelle, cherche à soutenir l’apprentissage des élèves ayant un trouble d’apprentissage par une série d’actions au cours de trois grands moments : 1) la préparation de la leçon, 2) l’interaction avec les élèves ayant un trouble d’apprentissage au cours de l’enseignement, 3) la consolidation de l’apprentissage  (Gauthier, Bissonnette et Richard, 2013).

Mise à jour le Samedi, 24 Janvier 2015 18:52 Lire la suite...
 

Augmenter aussi le nombre de bons élèves

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PISA 2012 montre qu’à côté du trop grand nombre d’élèves en difficulté les résultats sont également très moyens pour les bons élèves, au moins en mathématiques et en sciences, le constat étant plus ambivalent en français.

Note écrite par Vanessa Wisnia-Weill, département Questions sociales, France stratégie.

 

Le principal problème soulevé par les résultats pour la France de l’enquête PISA 2012 (programme international de suivi des acquis des élèves) est celui des inégalités scolaires liées à l’origine sociale. Ces questions ont attiré l’attention, car elles sont fondamentales, et elles ont été abondamment analysées, y compris dans les travaux du CGSP. En complément de ces analyses, nous nous centrons ici sur la question des niveaux, des bons élèves notamment, car, sans perdre de vue l’enjeu majeur d’égalité, celui de bien “équiper” les élèves français dans une société de la connaissance est également important. De fait, équité et efficacité, deux objectifs souvent assignés aux systèmes scolaires, ne sont pas antinomiques. Examiner les résultats des bons élèves apporte ainsi un éclairage complémentaire à celui des élèves en difficulté sur l’efficacité du système. L’analyse des tests PISA de l’OCDE sur les compétences des élèves de 15 ans et des enquêtes CEDRE (cycle d’évaluations disciplinaires réalisées sur  échantillon) de l’Éducation nationale sur les performances en fin de collège est éclairante pour décrire le haut (les bons ou très bons élèves) et le bas (les élèves en difficulté) de la distribution des niveaux des élèves français.

 

Mise à jour le Vendredi, 20 Juin 2014 22:44 Lire la suite...
 

«L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»

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FIGAROVOX/ENTRETIEN - Daisy Christodoulou, auteur d'un best-seller au Royaume-Uni qui démonte les mythes pédagogistes à propos d'éducation, analyse la réforme du collège en France. Elle y voit la continuité du préjugé progressiste selon lequel la connaissance serait obsolète.

 

Daisy Christodoulou est une spécialiste reconnue de l'éducation au Royaume-Uni. Elle a publié en 2014 Seven myths about education, un essai qui a eu un grand retentissement outre-Manche, où elle démonte méticuleusement les méthodes pédagogistes progressistes, et réhabilite l'importance du savoir dans l'apprentissage.

 

LE FIGAROVOX:Vous avez écrit un livre intitule Sept mythes sur l'éducation aujourd'hui. Quel est selon vous le mythe le plus persistant de l'éducation contemporaine?

DAISY CHRISTODOULOU: Le plus grand mythe contemporain à propos de l'éducation, c'est l'idée que la connaissance n'a plus d'importance. On dit désormais que le savoir-faire a plus d'importance que les savoirs, puisque de toute façon les enfants n'ont pas besoin de savoir des choses qu'ils peuvent à tout instant chercher sur leur smartphone.

Toutes ces justifications de l'abandon de la connaissance sont fausses, parce qu'elles nient la manière dont le cerveau humain fonctionne. La science n'est pas du côté des pédagogues progressistes. La recherche menée ces cinquante dernières années par la psychologie cognitive montre bien combien nous dépendons du savoir stockée dans la mémoire longue pour tous nos procédés mentaux. Au contraire, la «mémoire de travail», celle dont nous nous servons pour aborder l'information nouvelle et l'environnement immédiat, est très limitée. C'est pourquoi il est très important de savoir «par cœur» des choses, même si elles n'ont pas une utilité immédiate. Ainsi, même si tout le monde dispose désormais de calculatrices, il est indispensable de connaitre ses tables de multiplications par cœur. Car après vous serez capable de résoudre des problèmes plus complexes sans avoir à utiliser l'espace limité et précieux de la mémoire de travail pour calculer les tables de multiplication.

 

Mise à jour le Mardi, 02 Juin 2015 21:04 Lire la suite...
 

Les pratiques pédagogiques efficaces

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Conclusions de recherches récentes

Par Pierre-Yves Cusset,

Document de travail n°2014-01, France Stratégie, août 2014


Les études cherchant à évaluer l’efficacité des pratiques pédagogiques, plus nombreusesndans le contexte anglo-saxon qu’en France, se développent tant en quantité qu’en qualité.
Ce document de travail présente d’abord la méthodologie et les limites de ces travaux, avant de synthétiser leurs résultats. Pour l’apprentissage de la lecture, ces recherches mettent en évidence l’intérêt, pour le déchiffrage, d’un enseignement systématique de la relation phonème-graphème mais démontrent aussi qu’il est possible de faire progresser les enfants en compréhension de texte en recourant à une approche structurée et explicite. Les approches de type apprentissage coopératif entre pairs sont également bénéfiques pour la lecture, mais uniquement dans la dimension compréhension (pas déchiffrage). Pour l’apprentissage des mathématiques, l’enseignement explicite et l’apprentissage coopératif sont aussi des stratégies d’enseignement particulièrement efficaces. Pour l’enseignement des sciences, les études disponibles sont moins nombreuses et leurs conclusions encore assez contradictoires. Des méthodes d’apprentissage par investigation (inquiry-based learning) présentent un réel intérêt mais supposent que l’enseignant parvienne à guider efficacement les élèves. Les effets comparés des différentes approches sur le niveau des élèves restent cependant relativement modestes au regard d’autres facteurs déterminants qui concernent l’élève lui-même : niveau initial, environnement, capacités.

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Mise à jour le Mardi, 16 Septembre 2014 17:33
 

La contribution de l'APPEx

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Quelle contribution originale l’APPEx veut-elle apporter au Conseil Supérieur des Programmes ?

Dans la future réforme des programmes scolaires et du socle commun, l’APPEx n’oppose pas compétences et connaissances. Elle prône une approche par compétences qui ne peut s’affranchir d’un enseignement structuré et progressif des connaissances. Aussi, notre association a formulé plusieurs recommandations au près du Conseil Supérieur des programmes :

  1. 1. Le besoin d’un cadre institutionnel stable
  2. 2. Définir clairement le socle commun et les programmes

En résumé, au socle→les compétences ; aux programmes→les connaissances

  1. Un socle commun dont les compétences traversent toute la scolarité obligatoire
  2. Un socle commun au contenu simple et lisible
  3. La nécessité de critères objectifs pour évaluer l’acquisition du socle commun
  4. Des programmes exigeants, cohérents, clairs et progressifs
  5. Des programmes soucieux de la liberté pédagogique

 

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Mise à jour le Samedi, 05 Avril 2014 18:34
 


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